Témoignage vidéo

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Stage « stop agression » niveau 1 à Toulouse le 25 nov.

Rdv à Toulouse pour le prochain stage FAST DEFENSE GLOBAL :

Stage « Stop agression niveau 1 »
Date : dim. 25 nov. 2018
Horaire : de 15h à 18h
Lieu : « l’Essentiel 31 » 100 boulevard Silvio Trentin 31200 Toulouse (métro Barrière de Paris ligne B)
Public : ados-adultes à partir de 12 ans, aucun pré-requis nécessaire
Tenue : décontractée
Tarif : 50€/personne
Programme :
– gestion de la distance
– comportement à adopter en cas de conflit;
– les effets du stress;
– mise en situation d’agression verbale;
– apprentissage de 3 gestes d’urgence;
– mise en situation d’agression physique;
– conduite à tenir post- conflit.

 

FAST DEFENSE GLOBAL vu par un psychologue en victimologie et psychotraumatologie

FAST DEFENSE a été créé aux Etats-Unis et a été achevé dans les années 1990. Cette méthode de self-défense que j’enseigne en France et plus particulièrement à Toulouse, est basée sur la physiologie de la peur. Bill Kipp, le fondateur, s’est entouré de différents spécialistes du cerveau et du comportement afin de mettre au point FAST DEFENSE. J’ai pu réaliser une interview auprès de Samuel Médan, psychologue spécialisé en psychotraumatologie et victimologie sur Toulouse. Samuel a pu participer à un stage FAST DEFENSE, je souhaitais avoir son point de vue sur le sujet afin d’avoir le retour d’un professionnel français de ce secteur.
Romain : Samuel, tu as participé au stage FAST DEFENSE niveau 1, comment as-tu vécu cette expérience, d’abord personnellement ?
Samuel : Avant tout, je tiens à préciser que je n’ai pas d’intérêt particulier à promouvoir FAST Defense. J’ai fait cette démarche pour mes patients qui me demandent souvent comment apprendre à faire face à des situations d’agression. Sur le plan personnel ça a été vraiment positif ! J’ai ressenti la différence entre l’avant et l’après stage. Je ne suis pas particulièrement attiré par le combat, et je n’ai pas d’expérience dans ce domaine mis à part quelques séances de judo. Le stage m’a donné d’avantage confiance dans mes capacités à me défendre sous stress.
Justement, suite au stage, j’ai rencontré une situation difficile en ville que j’ai pu gérer avec confiance, alors qu’avant, j’aurais stressé d’avantage. Ce stage apporte un plus, c’est évident. Il permet de mieux se connaître et se comprendre. C’est une expérience positive, collective, qui se tient dans une bonne ambiance. On se sent à l’aise, le milieu est sécurisant, on ne ressent pas de violence, les formateurs sont à l’écoute. L’ambiance est décontractée et conviviale.

Présentation du stage et temps d’expression pour chacun des participants.
Romain : En tant que psychologue en victimologie, quel est ton point de vue sur FAST DEFENSE ?
Samuel : De nombreuses personnes qui vivent des agressions restent traumatisées. Elles restent impactées par l’évènement, et revivent les émotions vécues lors de l’agression dans des situations similaires. Malgré elles, elles rejouent ce qu’elles ont vécu et se sentent à nouveau paralysées, tétanisées lors de situations de menace. Il s’ensuit souvent une perte de confiance et d’estime de soi. Parfois les blessures morales sont très douloureuses et persistantes. Il me semble que FAST DEFENSE est une réponse à ce problème : ce stage permet de réactiver les mémoires d’agression, à la différence qu’ici les formateurs donnent des éléments de réponse fonctionnelle “en live”. Le sentiment d’impuissance, la panique peuvent être remplacés par des apprentissages utiles à l’action, à la riposte, au contrôle. Les thérapies récentes qui permettent de guérir du Stress Post Traumatique font disparaitre les symptômes chez les patients (ruminations, flash-back, cauchemars, sur-activation au stresseur). En revanche, la personne ne saura pas forcément mieux réagir si la situation se reproduit, en termes d’habileté au combat. Il me semble que la psychologie atteint là ses limites et que FAST DEFENSE peut être un vrai plus, par exemple en fin de thérapie. Les psychologues gagneraient à s’intéresser à cette technique.

Réagir à une agression verbale, ici au cours d’une mise en situation. Un instructeur est toujours présent pour coacher les participants.
Romain : Tu conseillerais donc aux personnes ayant subi une agression de participer au stage ?
Samuel : Bien sûr ! En plus d’être pragmatique, utile et rapide, ces stages sont adaptés à tous. Je conseillerais ce stage à toute personne ayant suivi une psychothérapie suite à une situation d’agression. Il viendra compléter leur parcours thérapeutique. Ce stage est de mon point de vue parfaitement adapté aux personnes qui veulent apprendre à faire face à des situations de stress intense sans pour autant s’engager dans un parcours sportif long, comme avec les arts martiaux.
Romain : Pour appuyer ta dernière phrase, étant moi-même ancien pratiquant et enseignant de taekwondo, je peux confirmer que les arts martiaux et sports de combats, qui ont leurs vertus et leurs bienfaits, ne préparent pas pour autant à l’agression de rue car la dimension émotionnelle et le travail sous stress y sont absents. Conseillerais-tu ce stage également à d’autres personnes ?
Samuel : A toute personne qui se sent concernée ! La société ne nous prépare pas à réagir en cas d’agression. Au contraire, nous avons généralement été éduqués à la passivité, à l’inaction. Le problème est que certaines situations extrêmes nécessitent la capacité de se défendre, pour nous en sortir physiquement, mais aussi psychologiquement. Tout s’apprend dans la vie, il n’y a pas d’âge ou de prérequis pour ça. Je tiens à préciser que lors du stage nous n’avons travaillé que des techniques de défense proportionnées et en aucun des techniques d’attaque.

Réagir à une agression physique, ici au cours d’une mise en situation, avec possibilité de frapper à pleine puissance.
Romain : Je rappelle que le stage dure 3h. Certains sont sceptiques quant à la courte durée et à la suffisance de ce stage, quel est ton avis ?
Samuel : Pour en avoir parlé avec toi et avoir vécu le stage, les techniques de régulation émotionnelles s’enregistrent rapidement et presque inconsciemment, parce qu’elles sont basées sur les connaissances en sciences cognitives, qui sont largement éprouvées aujourd’hui. La partie théorique est facilement mémorisable, tu arrives bien à la vulgariser. Quant aux mises en situation, les techniques de frappe pour le scénario d’agression physique sont très simples, et les nombreuses répétitions aident beaucoup.
Romain : Tu l’as dit, les techniques que nous enseignons sont très simples. FAST DEFENSE se concentre plus sur la partie émotionnelle parce qu’une réponse à une agression, c’est 70% de mental, 20% de condition physique, 10% de technique. On est loin des stages de self-défense où l’instructeur cherche à enseigner des dizaines de frappes, clés, blocages, etc… qui nécessiteront forcément des heures et des heures d’apprentissage avant d’être maîtrisées.
Samuel : Les pourcentages que tu donnes me paraissent tout à fait réalistes, les émotions jouent un rôle majeur sur nos pensées, bien que l’on ne s’en rende pas toujours compte. La peur ou la colère inhibent notre capacité à agir lorsqu’elles sont disproportionnées. Le fait de travailler sur une réponse émotionnelle fonctionnelle renforce fatalement les ressources mentales disponibles pour faire les “bons choix”. Mobiliser de l’assurance, de la confiance permet d’utiliser une réponse approprié en situation, et c’est bien ce que tu fais avec ces stages.
Romain : Pour l’instant je note une majorité de femmes présentes à mes stages, qui, je le rappelle, sont mixtes. Les conseillerais-tu autant aux hommes qu’aux femmes ?
Samuel : Bien sûr, les hommes comme les femmes sont exposés aux violences. Contrairement à ce que l’on peut penser, les hommes ne sont pas mieux préparés aux situations extrêmes, même s’ils peuvent avoir le sentiment d’être moins vulnérables. Les hommes seront certainement contents d’avoir de l’expérience dans ce domaine à l’issue du stage.
Romain: Merci Samuel d’avoir partagé ton point de vue d’expert!

Une femme peut-elle faire face à un agresseur masculin?

« Je suis une femme, je n’ai donc aucune chance si un homme m’agresse. » FAUX !

Pourtant, cette idée reçue est malheureusement très répandue. Déconstruisons ce mythe:

*Le seul fait de croire en cette affirmation suffit d’ores et déjà à vous transformer en victime.
L’état mental est bien plus important que la condition physique ou même que la technique lors d’une agression.
Pour affronter cette situation, assurance et confiance en soi sont essentielles. Elles vous permettront de mettre un terme à l’agression avant que celle-ci ne s’aggrave.
Vigilance et sens de l’observation sont les fondamentaux pour éviter de se retrouver en mauvaise posture car ces deux qualités vous permettent de voir venir le danger et donc de l’anticiper, voire de l’éviter.

*Au cours d’un combat « rituel » (c’est-à-dire avec des règles établies, des interdictions, comme dans les compétitions d’arts martiaux et de sports de combat), en effet Mesdames, vous n’auriez que très peu de chance face à un rival masculin. C’est bien pour cela que les catégories de sexe et de poids régissent les rencontres sportives. De manière générale, la force physique de l’homme est supérieure à la vôtre.
En revanche dans la rue, il n’y a pas de règles et c’est à votre avantage. Toutes les parties « sensibles » que l’homme ne peut pas renforcer sont à votre portée.
Pas besoin d’avoir une force monstrueuse pour causer des dégâts aux yeux ou aux parties génitales qui suffiront largement à neutraliser un agresseur.

*Rappelez-vous aussi Mesdames, que vos lointains ancêtres, qui elles aussi étaient des mères, des sœurs, des filles, étaient également des guerrières capables de protéger leur foyer, par la force s’il le fallait.
Notre civilisation regorge d’exemple de femmes fortes, moralement et/ou physiquement, comme pouvaient l’être Jeanne d’Arc, Sainte Geneviève ou encore Catherine Ségurane… autant de modèles de femmes libres et fortes.

*Lors d’une agression de rue, vous serez sous l’effet du stress et à moins d’une bonne préparation, vous pouvez rester tétanisées à cause de la peur.
Toutefois, suivre une formation adaptée à ce genre de situation vous permettra d’utiliser positivement votre stress. Dans ce cas-là, plus question de sexe ou de gabarit. Votre force sera décuplée parce que vous aurez transformé la peur en puissance.
Tel est le secret de l’adrénaline, cette hormone qui s’active dans les situations de survie. Car c’est bien de ça dont il s’agit ici: d’un combat défensif de survie.

Mesdames, venez réveiller la force qui est en vous, nous vous attendons lors du prochain stage FAST DEFENSE.

Romain CARRIEREagression physik